Guide du Tournoi / Modernisation du stade
La modernisation du stade Roland-Garros
En optant le 13 février 2011 pour la modernisation et l’agrandissement du site historique de Roland-Garros, Porte d’Auteuil à Paris, la Fédération Française de Tennis a fait un choix historique. Sans aucun doute l’un des plus importants depuis sa création en 1920 ! Tournée vers l’avenir, prestigieuse, innovante et qualitative, cette décision a une forte connotation environnementale, tout en préservant une dimension historique incomparable.
Dès 2017, le nouveau Roland-Garros sera inauguré sur son site historique. Mais entre le stade d’origine avec ses cinq courts sur 3,25 hectares, construit en 1928 pour permettre aux Mousquetaires du tennis français de défendre “leur” Coupe Davis, et le futur temple de la terre battue, près d’un siècle de modernité, de technologie, d’ambitions nouvelles, est passé.
Le Modernisation du stade permettra de répondre à trois exigences de la FFT:
- disposer d’un central au toit rétractable afin de pouvoir assurer la continuité du jeu en cas d’intempéries;- offrir davantage de confort et d’espace à tous (joueurs et public);
- proposer un stade doté d’infrastructures modernisées.
À l’issue de ces travaux de grande envergure étalés sur plusieurs éditions du tournoi, Roland-Garros demeurera la seule épreuve du Grand Chelem organisée au cœur d’une capitale mondiale.
Une dimension “village”
Au lieu des 8,5 hectares actuels, le stade occupera 12,8 hectares en configuration “tournoi”. Toutes les activités propres à l’organisation du tournoi et à la vie fédérale à l’année seront regroupées au cœur du quartier d’Auteuil, renforçant la dimension “village” de Roland-Garros. Au total, la FFT disposera de 35 courts en terre battue répartis entre son site historique (18, dont celui du jardin des Serres), le stade Jean-Bouin (13) et le “petit” Jean-Bouin (4), mais aussi d’un Centre National d’Entraînement flambant neuf. Totalement adaptée aux exigences du haut niveau, cette “académie fédérale” verra le jour sur l’actuel stade Georges-Hébert.
Le temps du tournoi, le stade historique intégrera une partie du jardin des Serres d’Auteuil. Celui-ci abritera un nouveau court d’une capacité de 5000 places et proposera une déambulation “verte” aux spectateurs. À l’extrémité ouest, le stade absorbera les installations du Fond des Princes, actuellement utilisées par la Ville de Paris.
Au cœur du projet, le court Philippe-Chatrier, central historique sur lequel se sont écrites quelques-unes des plus belles pages de la légende du tennis, sera totalement repensé. Il deviendra pour toutes les populations du stade, et notamment les joueurs et les spectateurs, un écrin respectant les standards de confort désormais en vigueur. Parallèlement, il sera équipé d’une couverture amovible permettant de jouer en cas de pluie et d’organiser des sessions de soirée.
Le montant global du projet est estimé à 273 millions d’euros, la Ville de Paris contribuant à hauteur de vingt millions d’euros à la réalisation du projet. Ce coût global était inférieur de moitié aux trois autres projets de relocalisation.
En choisissant d’optimiser le site actuel du tournoi, la Fédération Française de Tennis saura se montrer à la hauteur des enjeux sportifs, économiques, sociaux et culturels du XXIe siècle. La saga va se poursuivre, magnifiquement.

